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Félicitations à Rémi Barrué-Belou et Quentin Guiguet-Schielé pour leur habilitation à diriger des recherches

1 juillet 2026

L'École de droit de Toulouse félicite Rémi Barrué-Belou et Guiguet-Schielé Quentin, qui ont récemment soutenu avec succès leur habilitation à diriger des recherches (HDR). Cette étape majeure de leur parcours académique reconnaît la qualité de leurs travaux de recherche et leur permet désormais d'encadrer des doctorants.

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Ce travail a cherché à analyser des systèmes juridiques complexes (Madagascar, Comores et Mozambiques), i.e. composés de normes ayant des sources variables (religieuse, coutumière, traditionnelle, nationale, locale) et n’étant pas coordonnées. Dans les cas étudiés, cela entraine des oppositions de normes et des situations problématiques pour les professionnels du droit (magistrats, avocats, juristes) qui ne savent pas toujours quelle règle appliquer. Illustrant par des exemples précis, ce travail propose deux types de solutions afin de résoudre ces difficultés. Tout d’abord, des propositions à des problèmes spécifiques sont élaborées (réforme de la composition de la chambre parlementaire basse, représentation de chefs locaux coutumiers au sein de la chambre haute, prévalence des règles ayant une légitimité populaire établie sur des règles ne prenant pas en compte les spécificités locales, etc.). Ensuite, à travers la présentation des outils fédératifs dégagés dans la définition du fédéralisme que je propose dans ma thèse de doctorat, je montre en quoi une transformation de la forme de ces trois États en Fédérations constituerait une solution pour une meilleure coordination des diverses normes.

A propos de Rémi Barrué-Belou :

 

Spécialiste de droit constitutionnel comparé, Rémi Barrué-Belou travaille sur les conditions de circulation des objets juridiques et en particulier sur le fédéralisme. Sa thèse de doctorat visait à proposer une définition du fédéralisme autour d’invariants adaptables à chaque Fédération et aux conditions structurelles et conjoncturelles (outils fédératifs) tout en rejetant l’idée d’un modèle du fédéralisme. Ses recherches portent sur les États-Unis, le Canada, le Brésil et la zone de l’océan Indien, en particulier sur le Mozambique, l’Inde et l’Australie. Son HDR, soutenue le 16 avril 2026, porte sur « Le fédéralisme, cadre adapté aux ordres juridiques complexes - Analyse comparée d’États de l'océan Indien (Mozambique, Madagascar, Comores) ».

Dans le prolongement de sa thèse de doctorat, ces travaux s'intéressent à la liberté des conventions patrimoniales du couple et aux relations entre le droit spécial des régimes matrimoniaux et le droit commun des conventions conclues dans le cadre conjugal. À partir de l'analyse des évolutions jurisprudentielles, cette HDR met en évidence une recomposition des équilibres entre ces deux branches du droit : alors que le recours aux conventions matrimoniales demeure limité, le droit commun occupe une place croissante, tant pour les couples mariés que pour les partenaires de PACS et les concubins. Ce constat conduit à proposer une réflexion sur la modernisation du droit patrimonial des couples, avec pour perspective l'élaboration d'une réforme visant à simplifier et adapter les règles applicables aux différentes formes de conjugalité.
 

A propos de Guiguet-Schielé Quentin :

 

Maître de conférences à l'Université Toulouse Capitole depuis 2014, Quentin Guiguet-Schielé est spécialiste du droit patrimonial de la famille. Docteur en droit privé, sa thèse, consacrée à la distinction entre les avantages matrimoniaux et les donations entre époux, a reçu le Prix de thèse Dalloz 2015. Co-directeur du master Juriste d'Entreprise d'Assurances (JEA), responsable du double diplôme franco-allemand en droit et référent égalité de l'université, il mène également une importante activité scientifique. Auteur de plusieurs ouvrages et contributions de référence en droit des régimes matrimoniaux, il participe régulièrement aux réflexions sur l'évolution du droit de la famille, notamment auprès du Sénat, de la Chancellerie et des instances du notariat. Son HDR, soutenue le 15 juin 2026, porte sur « La liberté des conventions patrimoniales du couple. Regard critique sur une institution complexe ».


Ces deux HDR témoignent du dynamisme de la recherche au sein de l'École de droit de Toulouse et renforcent les capacités d'encadrement doctoral de ses équipes.